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Sound Bites

PRATIQUE, LA TECHNIQUE DE JEU D’ACTEUR


Quoi : Un atelier sur la technique du jeu de la répétition de David Mamet
Quand : Dimanche 2 octobre
Où : Studio Bizz
Qui : Avec Gina Couture

C’était dimanche. Il pleuvait. Il faisait froid. C’était en haut. Au troisième étage. Avenue Mont-Royal.

Depuis, j’ai pris l’habitude d’observer, sans jugement, ce que je reçois de l’extérieur, de l’Autre.

Créer l’illusion

On est fascinés par le jeu des acteurs. Comment font-ils pour « devenir » des personnages ? Se sortir de sa peau et intégrer celle d’un autre, selon la vision d’un auteur, c’est fou, non?

La technique du « jeu de la répétition » développée à New York par David Mamet, est un outil parmi d’autres pour aider l’acteur à se libérer de son « soi ». La technique est destinée à l’acteur — mais est très utile aussi pour l’animateur, le professeur, le présentateur, etc. — pour gérer le stress de la performance (et pas devenir fou?).

La technique a été expliquée dimanche lors de l’atelier l’Acteur en action par la très fougueuse coach d’acteur, Gina Couture.

On joue à partir de l’autre et non pas à partir de soi. Car en tout temps l’acteur ne doit pas chercher à devenir l’autre mais à créer l’illusion d’y être parvenu.

AHA! Je pense que je commence à comprendre…

Penser avant d’agir. Agir avant de penser.

Et puis, les mots ne veulent rien dire, disait Mamet.

C’est que les mots peuvent avoir plusieurs sens. Le focus doit donc être mis sur l’action. C’est elle, l’action, qui sera porteuse du sens ( le agir avant de penser ).

Sophie et Kate sont prêtes pour le jeu (Sophie se concentre!), pendant que Gina explique

Chercher la vérité

Le jeu de la répétition comprend donc une lecture de l’autre qui va permettre de déterminer son propre niveau de jeu. Mais tout dépend de ce que l’acteur veut et ce qu’il reçoit de son partenaire de jeu. C’est alors la clarté de l’intention qui compte. Car ça peut être frustrant de ne pas recevoir ce qu’on veut de l’autre.

Comme un muscle, l’acteur développe alors l’attention qu’il porte sur l’autre. Il développe sa lecture de l’autre. Il en reste aux faits. Avec le jeu de la répétition de Mamet, c’est comme si on prenait une succession de photos; on ne fait pas de liens. On ne pose pas de jugement. On n’utilise pas de qualificatifs subjectifs. On ne s’attarde qu’à la manière d’être, dans le moment.

L’idée est de chercher la vérité, dans ce qui est spécifique à l’instant. Le but est d’aider son partenaire: l’un continue à fournir, jusqu’à ce que l’autre embarque. Alors, on n’a plus besoin de se protéger en contrôlant la situation avant d’aller sur scène ( le penser avant d’agir ). La perception de l’intention de l’autre devient son soutien, sa source.

T’es peut-être mieux de ne pas te pratiquer dans un bar

Par contre, dit Gina, il est préférable de ne pas se pratiquer à ce jeu lors des 5@7 ou dans un bar… Car en cherchant la vérité du moment, on risque bien de la trouver et ce faisant, de vraiment déstabiliser quelqu’un et se retrouver dans des situations qu’on avait pas prévues !

L’atelier était fascinant. On apprend à voir le monde à travers un autre prisme.  « Ça me libère complètement ! » Gina est exhaltée. « Vous pouvez m’envoyer n’importe quoi, je suis prête à rebondir ! »

Voici une excellente démonstration du jeu avec Gina Couture et Marie-Pascale Picard:

NOTE : Gina Couture offre des ateliers de groupe — 20 heures intensives en une semaine. Le prochain atelier débutera  la semaine du 23 janvier 2011.

www.ginacouture.com

SP

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CIREM et HEC Montréal — Précieuse complémentarité


Réal Jacob et Jean-Paul Thiéblot

Texte-photo-vidéo par Sophie Pascal

CIREM et HEC Montréal

Parmi les meilleurs au monde

La fierté de HEC Montréal : son classement

Réal Jacob est directeur de la valorisation, du transfert aux entreprises et de la formation des cadres à l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal. Lorsqu’il a pris la parole pour présenter le conférencier Christian Masson lors d’un petit-déjeuner-conférence à HEC Montréal portant sur le réseautage le 22 septembre dernier, monsieur Jacob était fier de souligner que l’École a été classée parmi les 18 meilleures écoles de gestion dans le monde, hors États-Unis, par Business Week, et parmi les 12 meilleures par Forbes, aux cotés de l’INSEAD, de la London Business School, de l’IMD et de HEC Paris. En fait, HEC Montréal est la seule école québécoise à être reconnue parmi les meilleures écoles de gestion au monde.

« On vise le top 5 au Canada, le top 10 hors Etats-Unis, le top 100 au monde… »

Fait intéressant, dans un environnement où l’enseignement de la gestion des affaires se fait majoritairement en anglais, HEC Montréal se distingue par son enseignement non seulement francophone mais trilingue : en effet, il y a des cohortes trilingues où les étudiants prennent des cours en français, en anglais et en espagnol. De plus, l’École se hisse parmi les meilleures par la qualité de sa recherche, mais aussi de par son positionnement à la jonction de deux cultures, entre l’Europe et les États-Unis, de dire monsieur Jacob.

« On est à la fois l’école de gestion francophone la plus nord-américaine et la plus européenne par rapport aux Etats-Unis. »

La conférence de Christian Masson ce matin s’inscrit dans le programme de formation continue du CIREM et a permis aux gens de comprendre l’application du réseautage d’affaires au sein des organisations. Elle a aussi offert des conseils pratiques et pertinents quant à ces nouveaux moyens de communiquer, souvent sous estimés et mal compris, selon monsieur Jacob.

L’envergure du Programme exécutif CIREM – HEC Montréal

Pour sa part, Jean-Paul Thiéblot, directeur général du CIREM, qui avait pris le soin de rencontrer tous les cadres participants avant que ne débute la conférence, était lui aussi très fier d’un programme qui a fait ses preuves sur presque 40 ans d’existence. On sentait une certaine fébrilité, peut-être un peu d’orgueil de la part du directeur mais aussi des participants qui avaient tous, pour la plupart, fait partie d’une des deux cohortes annuelles du Programme exécutif CIREM-HEC.

Il faut noter que le CIREM a été fondé par le milieu des affaires en 1973 dans le but de créer une classe de cadres de qualité, spécifiquement francophones alors qu’à l’époque au Québec le milieu des affaires était principalement anglophone.

Depuis 1996, le CIREM collabore avec HEC Montréal qui soutient le Programme sur le plan pédagogique. Selon monsieur Thiéblot, le Programme repose essentiellement sur trois axes d’apprentissage : la vision stratégique, le leadership et la gestion du changement.

« Il est le seul programme de toute la francophonie dédié à la formation de la relève exécutive, et compte aujourd’hui près de 2 000 diplômés ! »

Trouvez dans le reportage vidéo suivant, la perspective contemporaine de messieurs Jacob et Thiéblot quant à la portée internationale de l’École et aux particularités du Programme. Propos recueillis de vive voix lors de cette activité de réseautage du 22 septembre 2011.

Ça donne envie de retourner à l’école…


CHRISTIAN MASSON — Le réseautage est un Art


Texte-photos-vidéo par Sophie Pascal

Christian Masson sur l’Art du réseautage

Pratique. Pertinent. Branché sur l’ouverture

Super petit-déjeuner-conférence jeudi matin, 22 septembre, à HEC Montréal. Le conférencier, formateur et consultant Christian Masson y a offert une présentation matinale (7h30 à 9h15) sur le réseautage à un groupe de diplômés du programme exécutif CIREM-HEC, des cadres de grandes sociétés telles que Desjardins, Métro et Hydro Québec. Son but : faire passer le message que le réseautage est un art.

Être réseauteur. Connecteur. Agriculteur.

« Il y a une façon de le faire et il y a plusieurs types de réseaux à exploiter. Il s’agit beaucoup plus d’agriculture que de chasse, car il est mieux d’entretenir nos relations en vue d’un partenariat que de vendre quelque chose. Il faut devenir un connecteur de gens, et aider les autres à atteindre leurs objectifs. Comme ça on arrive aussi à augmenter notre chiffre d’affaires. »

Ceci semble être le mantra de Christian Masson et ce qui le rend aussi affable et agréable à fréquenter. C’est une attitude qui ressemble à un logiciel Open Source, car son style préconise l’ouverture (tant mentale que physique) et le partage des connaissances. Et il met en pratique ce qu’il prêche !

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Le VCP, la référence et la trilogie de confiance

Lors de sa présentation, Christian a offert plusieurs méthodes pour bâtir un réseau, dont une qui est centrale au domaine du réseautage, connue sous l’acronyme VCP : visibilité + crédibilité = profitabilité. La prémisse est simple : lorsqu’on se fait voir dans les bons réseaux et on fait savoir qu’on livre la marchandise, on démontre ses compétences et on augmente son chiffre d’affaires.

Il a aussi souligné l’importance de la référence et de la recommandation, et la trilogie de confiance qui s’installe (idéalement) entre le référenceur, le référencé et vous. Ceci amène un lien de fiabilité primordial entre les partenaires en affaires.

« La plus grande erreur que les gens font est de ne pas honorer la référence comme son ‘meilleur client’. Ne pas rappeler dans le temps ou ne pas prioriser ce contact peut détruire le lien de confiance tant du référenceur que du référencé ».

Il a aussi parlé de l’utilisation stratégique d’outils de communication tels que Linkedin, Linkedin Mobile, Twitter comme outil de vieille industrielle, la géolocalisation de FourSquare, Hoot Suite pour gérer l’ensemble de ses sites de médias sociaux, le World Card Scan qui permet de numériser les cartes d’affaires, etc. Beaucoup de participants ne connaissaient pas l’existence de ces applications.

Des trucs…

Puis, il a donné une foule d’astuces : porter une cocarde avec son nom et titre d’affaires; toujours apporter des menthes fraîches sur soi ainsi que deux stylos (parce que c’est au moment où vous en aurez besoin que votre stylo ne fonctionnera pas!); s’obliger à aller vers des gens qu’on ne connaît pas; préparer son one-liner (une phrase clé sur notre métier); rester ouvert à l’autre — en forme de « v » par exemple, lorsqu’on parle à des gens pendant un 5@7, ce qui favorise l’entrée de nouvelles personnes dans une conversation en cours — et surtout, écouter.

« On a deux oreilles et une bouche. C’est pour écouter proportionnellement. »

Christian est un conférencier très généreux. Il donne beaucoup à son auditoire. De plus, c’est un infatigable du milieu du réseautage et du marketing relationnel. Il reste constamment à l’affut des dernières nouveautés sur le Web 2.0 et il aime partager son savoir. Ce qui fait que c’est un conférencier et un partenaire d’affaires de choix. De fait, son propre réseau est très large et constitué de gens de qualité.

Les gens apprécient beaucoup ses interventions. Voici quelques commentaires recueillis tout de suite après sa présentation du 22 septembre 2011 à HEC Montréal :


OLIVIER ZARA : Excellent exposé sur l’intelligence collective


Lors d’une conférence qu’il a donnée le 18 mai 2011 au restaurant Decca 77 à Montréal sur l’intelligence collective, Olivier Zara explique l’apport d’un modèle de gestion mettant à contribution à la fois l’Ordre de l’organisation comme moteur de l’action, et le Chaos comme moteur de l’agilité-créativité. Il s’agit de permettre à des idées nouvelles (le Chaos) d’être entendues dans un cadre décisionnel souvent rigide (l’Ordre). Le défi est donc de connecter le Chaos à l’Ordre afin d’assurer la contribution d’une certaine agilité à l’entreprise, facteur essentiel à son adaptation et à sa durabilité. Une présentation fascinante, et une réflexion de très haut niveau.

Olivier Zara, expert en management et en médias sociaux, et auteur de plusieurs livres, a co-fondé, avec Carole Perez, Synergy 4 Groupe Conseil. Ensemble, ils offrent des formations dans le but d’optimiser l’efficacité des réunions de réflexion collective en entreprise. Super!


OLIVIER ZARA : Ce que la marque personnelle apporte à la marque d’entreprise


Oliver Zara explique la place du branding personnel dans l’organisation : la marque personnelle, à l’instar de la marque d’entreprise qui a sa propre identité, c’est un ensemble de talents qu’un individu contribue à l’entreprise, qui a besoin d’être reconnu à l’intérieur d’un collectif. Cette explication a été offerte dans le cadre d’une conférence sur l’intelligence collective offerte le 18 mai dernier à Montréal.


YULBIZ — Philippe Martin


Philippe Martin est formateur, conférencier, auteur, « accompagnateur » dans les nouvelles technologies, et co-fondateur de YulBiz, avec Michelle Blanc. Il est aussi à la tête de la Fabrique de blogs, spécialiste de la plate-forme WordPress, et lui-même bloggeur. Voilà l’histoire de YulBiz: au début on était deux! Aujourd’hui c’est un événement qui rassemble plus de 200 personnes, et un model d’affaires à succès qui est présent dans une dizaine de pays.

Ce soir au spécial Webcom, et pour la deuxième fois en une heure, j’entends parler du YulBiz comme étant un genre de chambre de commerce virtuelle; la première fois ayant été de la parole même du commanditaire principal, Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal! Quelle belle coïncidence! On y croit un peu plus lorsqu’un sound bite est répété…


Sound Bite YulBiz Webcom — Pierre Bellerose


Pierre Bellerose est vice-président relations publique, recherche et développement du produit, chez Tourisme Montréal, commanditaire officiel de YulBiz. Pierre dit être fier de cette participation parce que les rencontres YulBiz permettent de soutenir un réseau d’influenceurs montréalais, de trend-setters qui démontrent que la Ville de Montréal est dynamique quant au développement.

De fait, dirait-on que le YulBiz est-il une sorte de Chambre de commerce informelle des réseaux sociaux?


Sound Bite YulBiz Webcom — Michelle Blanc


Il y a 5 ans, Michelle Blanc co-fondait le YulBiz, une communauté conviviale de gens qui appliquent la fonctionnalité des réseaux sociaux au monde des affaires. Elle est fière que l’application des technologies dans un contexte d’affaires ait donné lieu à de belles histoires de réussite professionnelle et personnelle.

Au de-là des relations d’affaires générées par le Web, le YulBiz est un lieu de rencontre qui permet de maintenir un lien humain avec son réseau.


Sound Bite YulBiz Webcom — Katerine-Lune Rollet


Katerine-Lune Rollet, animatrice, journaliste et blogueuse super sympathique, explique le contenu de la conference qu’elle donnera mercredi 11 mai au Webcom 2011 sur le métier d’animateur de réseaux sociaux (community manager).


Sound Bites au YulBiz, le 29 mars 2011 au Laïka


Jean-Sébastien Demers est un entrepreneur spécialisé en médias sociaux (8pod.ca), et parle de l’importance d’un compte Twitter…

Aralie-Maude Thibault présente l’entreprise où elle travaille, la société de communication 90 Degrees (90degrees.ca).